« Avec les projets Réso.ne et Monruz, le RHNe sort de ses murs »
« Avec les projets Réso.ne et Monruz, le RHNe sort de ses murs »
Date de publication : 26.01.2026
Philippe Eckert fait un premier point de situation sur la mise en œuvre des options stratégiques 2026-2030.
Le 29 janvier, le président du conseil d’administration Philippe Eckert a présenté aux cadres et aux médias un focus sur le développement des soins ambulatoires, au cœur des options stratégiques 2026-2030 du RHNe. L’occasion de faire un point de situation sur l’état d’avancement des projets Réso.ne et Monruz. Interview.
- Les options stratégiques 2026-2030 ont été présentées fin 2025. Quelles seront les premières réalisations concrètes en 2026 ?
- Philippe Eckert : Nos options stratégiques 2026-2030 sont entre les mains des autorités politiques. Leur mise en œuvre devrait commencer en 2027. Dans l’intervalle, on va continuer à mener à bien les chantiers lancés en 2024 et 2025. Une de nos priorités est de développer le maillage territorial des soins ambulatoires. On va poursuivre le déploiement de Réso.ne, qui a repris les activités du Groupe Santé Volta fin 2025. Nous allons aussi finaliser les contours du projet Monruz.
Il y a plusieurs projets institutionnels à mener à bien en parallèle, comme l’optimisation du circuit de chirurgie ambulatoire sur le site de La Chaux-de-Fonds. Ou encore la poursuite des travaux de reengineering, notamment en réadaptation et pour les policliniques. On va aussi accélérer la transition numérique et améliorer l’interopérabilité de nos systèmes d’information avec les autres établissements autonomes de droit public (EADP), en collaboration avec le CIGES. Nous avons aussi la volonté de mettre en place des soins coordonnés en collaboration avec les assureurs, sur le modèle de ce qui a été fait par l’EHC à Morges, notre partenaire au sein du Réseau Bleu.
- Dans quelle mesure les projets Réso.ne et Monruz vont-ils modifier l’organisation du RHNe ?
- C’est une transformation fondamentale : les deux projets visent à renforcer le maillage ambulatoire et permettre à l’hôpital de sortir de ses murs. Avec Réso.ne, nous avons la volonté de créer des pôles de santé pluridisciplinaires, en collaboration avec les EADP. On peut imaginer de mettre en place des consultations de psychiatrie ambulatoire ou d’accueillir des antennes de NOMAD (soins et aide à domicile) et AROSS (orientation et soutien) sur l’un ou l’autre des quatre sites, avec l’ambition de renforcer nos collaborations.
Le pôle ambulatoire de Monruz sera opérationnel en 2028. Cela permettra le transfert d’activité du site de Pourtalès et donc de gagner de l’espace pour les soins stationnaires – ce qui manque cruellement aujourd’hui. Le pôle offrira un certain nombre de spécialistes. La liste est en voie de finalisation. La décision finale sera prise fin juin. Une certitude à ce stade : il y aura un pôle de radiologie ambulatoire avec CT-Scan et IRM.
- Le budget 2026 présente un déficit de 12,4 millions de francs. Le RHNe peut-il atteindre durablement l’équilibre financier dans son organisation actuelle ?
- Cela reste un objectif à atteindre, bien sûr. Pour y arriver, nous devons poursuivre les projets en cours d’amélioration de l’efficience et renforcer la coordination avec les autres acteurs du système de santé. Mais un retour durable à l’équilibre financier dépend aussi de conditions-cadres plus larges, comme la flexibilisation du temps de travail ou les négociations de tarifs qui couvrent les coûts, en particulier dans le domaine ambulatoire.
Les réorganisations spatiales proposées dans nos options stratégiques permettront d’améliorer notre situation financière. Mais elles constitueront surtout un levier important pour gagner en attractivité et attirer médecins et soignants dans un contexte de forte pénurie.